Lors de l’assemblée générale des 16 et 17 Mai 2009 tenue au lycée Louis Lachenal d’Argonay, il a fallu trouver une solution pérenne au remplacement de notre président Patrick NATAF, qui rappelons-le, a oeuvré pendant 9 mandats au développement de l’APMBTP. Partant à la retraite, il ne pouvait plus continuer à présider l’association.
D’ordinaire, les personnes assumant la fonction de vice-président sont pressenties pour la succession au poste de président. Pour diverses raisons, les personnes concernées ne pouvaient pas raisonnablement assumer cette responsabilité. Il a donc fallu élargir le cercle des personnes potentiellement capables de reprendre ce poste, et c’est comme cela que les membres de l’assemblée
générale m’ont demandé d’assumer cette succession. Il paraît que j’étais « le plus jeune des plus vieux », ou bien « le plus vieux des plus jeunes » ...
Je suis adhérent depuis 1985, mais je ne participe régulièrement aux activités de l’APMBTP que depuis une dizaine d’années. Conscient de la surcharge de travail que cela allait me procurer, et après une longue discussion, j’ai fini par accepter. Maintenant, ma parole est donnée et je tiendrai promesse, tout en sachant pertinemment qu’il sera très difficile d’égaler l’efficacité de mon prédécesseur.
Afin de permettre à l’APMBTP de poursuivre son rôle actif dans le contexte difficile et compliqué que nous vivons aujourd’hui, j’ai reçu l’assurance du soutien des membres du CA, de façon à ce que mon éloignement géographique par rapport à Paris puisse être compensé par le relais des personnes habituées à intervenir dans les différentes instances auxquelles l’APMBTP est conviée. Voilà pour le fonctionnement futur de l’association…
Afin que la transparence soit de mise, je suis aussi membre actif de l’Association Française de Génie Civil (AFGC) section grand Est. Je suis en poste au lycée Gustave Eiffel de Talange, près de Metz depuis 1981 (prononcer « mess »...) et en TGV il faut 1h30 pour aller à Paris… L’association reste domiciliée au lycée Saint Lambert (Paris) et les réunions du CA pourront continuer de s’y produire.
En ce qui concerne les objectifs et les actions pour lesquels l’APMBTP s’est engagée, je continuerai à oeuvrer dans la voie définie lors des mandats de mon prédécesseur que l’on peut résume selon le schéma figurant en page suivante.
Il est évident que pour essayer de réussir ces objectifs, il faudra que tous les membres de l’APMBTP participent activement et collectivement. Nous sommes peu nombreux au regard d’autres disciplines, mais si nous mettons en valeur notre dynamisme, nous pouvons être entendus et reconnus.
Le nombre d’adhérents au sein de notre association représente environ 25% des professeurs de génie
civil, ce qui est très supérieur à la plupart des autres associations de professeurs.
J’espère que notre association restera aussi efficace que par le passé et je vous invite à partager vos compétences au sein de l’APMBTP, afin que notre filière occupe dans le futur la place qu’elle représente économiquement aujourd’hui.
Maintenant que la rentrée scolaire est passée, il est clair que le nombre de professeurs en poste est largement insuffisant par rapport aux besoins. Les académies essaient de combler les postes non
pourvus en imposant un taux d’heures supplémentaires de plus en plus important et en tentant de
recruter des professionnels en vacation. Dans la pratique, peu de personnes répondent à ces
propositions, et de plus en plus d’heures de cours ne sont plus assurées. La mise en place des
formations en alternance a accentué ce problème car les professeurs de génie civil en poste ne peuvent plus supporter une augmentation des heures supplémentaires en enseignement initial. Le gel des recrutements par les concours tels que le CAPET depuis plusieurs années est la cause de cette situation pénible.
Pour y voir plus clair dans les années à venir, il faudra attendre la mise en place de la réforme des bacs. La suppression de nombreuses spécialités va engendrer un appauvrissement des compétences dans nos formations, et donc à long terme, cela devrait permettre de se passer de la compétence de nombreux professeurs aujourd’hui encore en poste, mais qui ne seront pas remplacés lorsqu’ils partiront soit en retraite, soit en reconversion. Bien qu’il semble que notre spécialité, le génie civil, soit moins menacée que les autres filières, elle subira néanmoins le même appauvrissement. Il faut donc que nous soyons vigilant, et que nous n’hésitions pas à nous mobiliser pour défendre notre métier dans notre filière.
Parallèlement à cette menace, il faut nous impliquer le plus possible dans la réforme de
technologie des collèges, afin que les jeunes soient attirés vers nos formations. Le partenariat avec
l’EFB et l’association « La main à la pâte » est un moyen de défendre les sciences du génie civil.
Plusieurs collègues de l’APMBTP, ainsi que d’autres professeurs dans les différentes académies sont
impliqués dans ces actions. Nous espérons que ces efforts importants et souvent bénévoles ne seront
pas entravés par des problèmes administratifs ou relationnels entre les différents organismes.
Malgré ce constat globalement inquiétant, je souhaite à tous la meilleure année scolaire
possible, et surtout, j’espère que nous réussirons à conserver notre passion pour notre discipline.